Le Chiffre

Données chiffrées
NIVEAU TERRITORIAL


» Surveillance des conduites suicidaires, bilan 2023
Santé Publique France, Bulletin Épidémiologique Régional, 15 mai 2025.
Le nombre d’hospitalisations pour geste auto-infligé (HGAI), comprenant les tentatives de suicide et les automutilations, était stable entre 2022 et 2023 en Bourgogne-Franche-Comté alors qu’il était en légère augmentation au niveau national (+ 3,4 %). La région se situait au 4ème rang des régions les plus touchées après les Hauts-de-France, la Normandie et la Bretagne. Environ 2 HGAI sur 3 concernaient des femmes, en France comme en région. Les taux les plus élevés étaient observés chez les 11-17 ans et les 18-24 ans avec des taux respectivement égaux à 557,5 et 401,2 pour 100 000 femmes, largement supérieurs aux autres classes d’âge.


» État des lieux des addictions aux produits en Bourgogne-Franche-Comté et en France
ORS BFC, 2024.
Ce document examine les addictions aux produits entre 2017 et 2021 (alcool, tabac et substances illicites) à l’échelle nationale et régionale. Il présente un focus sur les pratiques de consommation des jeunes de 17 ans, ainsi qu’un volet sur les conséquences sanitaires en région. Les modalités de consommations des produits et les habitudes évoluent selon certains facteurs (sexe, catégorie socioprofessionnelle, âge). Les consommations d’alcool, de tabac et de cannabis sont globalement en baisse, d’autres pratiques émergent, comme le vapotage. L’augmentation de l’usage de la cigarette électronique s’opère dans toutes les catégories de population. Certains y voient un moyen de sociabilisation, d’autres l’utilisent comme stratégie d’arrêter de la cigarette.

» La santé mentale des adolescents. Exploration chiffrée d’un sujet complexe
ORS PDL, Agir pour promouvoir la santé mentale des jeunes, Laval, 5 juin 2025.
Cette présentation dresse un état des lieux de la santé mentale des adolescents.
Illustré de graphiques et chiffres-clés, ce diaporama présente des données de santé mentale des jeunes à l’échelle du département de la Mayenne, des Pays de la Loire et de la France : perceptions des collégiens et lycéens, indicateurs de santé mentale, recours aux soins, déterminants de la santé mentale, usages et consommation de tabac, cannabis et alcool.
NIVEAU NATIONAL/INTERNATIONAL

» Premiers résultats de l’étude nationale ENABEE sur le bien-être et la santé mentale des enfants de 3 à 6 ans scolarisés en maternelle en France hexagonale
Santé Publique France, décembre 2024.
8,3 % des 3 à 6 ans présentent au moins un type de difficultés probables de santé mentale au retentissement sur leur vie quotidienne. Elles sont pour :
• 1,8 % émotionnelles
• 5,9 % oppositionnelles
• 1,9 % d’inattention/hyperactivité
Les garçons présentent plus de difficultés probables avec retentissement sur leur vie que les filles (11,3 % versus 5,2 % respectivement). Près de 13 % des enfants scolarisés en maternelle ont consulté au moins une fois un professionnel de santé, au cours de l’année précédant l’étude, pour des difficultés psychologiques ou d’apprentissage. Le niveau de bien-être des enfants, estimé par les parents, peut être considéré comme bon, aussi bien pour les filles que les garçons.

» Premiers résultats de l’étude Enabee sur le bien-être et la santé mentale des enfants de 6 à 11 ans en France métropolitaine
Santé Publique France, juin 2023.
Quelques résultats parmi les 6-11 ans interrogés pour cette étude :
– 13,0 % présentent un trouble probable de santé mentale
– 5,6 % présentent un trouble émotionnel probable
– 6,6 % présentent un trouble oppositionnel probable
– 3,2 % présentent un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) probable
– 71,0 / 100 est leur score de niveau de bien-être et qualité de vie en lien avec la santé

» Santé mentale des jeunes placés de l’Aide sociale à l’enfance
Terra Nova, Synthèse, août 2024.
La moitié des mineurs de l’aide sociale à l’enfance souffre de troubles psychiques. C’est cinq fois plus que la moyenne nationale. Alors que la gestion des traumatismes est indispensable pour construire leur destin d’adulte, la santé mentale est pour eux la dernière des priorités.
L’accès à des soins psychologiques pour ces jeunes est limité et complexe, malgré leur besoin de soutien pour surmonter les traumatismes. Le manque de données quantitatives sur leur santé mentale complique l’analyse et la mise en place de politiques efficaces. Les études disponibles sont rares et souvent géographiquement limitées, alors que l’ASE concerne 377 000 enfants.

» La santé mentale et le bien-être des collégiens et lycéens en France hexagonale. Résultats de l’Enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances – EnCLASS 2022
Santé Publique France, Le point sur, 9 avril 2024.
Santé mentale et bien-être des élèves se dégradent durant le collège sans s’améliorer au lycée. A noter que les filles présentent une santé mentale et un niveau de bien-être moins bons que les garçons.
– 59% des collégiens et 51% des lycéens présentent un bon niveau de bien-être mental.
– 21 % des collégiens et 27 % des lycéens se sentent seul.
– 51 % des collégiens et 58 % des lycéens présentent des plaintes somatiques et/ou psychologiques
– 14 % des collégiens et 15 % des lycéens ont un risque important de dépression
– 24 % des lycéens déclarent des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, 13 % avoir fait une TS au cours de leur vie

» Analyse de l’activité hospitalière 2024. Psychiatrie
Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), 2024.
Les 13-17 ans représentent 6 % des personnes hospitalisées à temps complet, et 71 % sont des femmes. Les 18-24 ans en représentent 12 %. En 2024, les 4-12 ans sont hospitalisés à temps complet principalement pour des troubles du comportement et émotionnels apparaissant habituellement durant l’enfance et l’adolescence. Chez les 4-12 ans, la part du diagnostic principal « troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes » a évolué de 7,5 % à 14,6 %. Si, en 2017, près d’un-tiers des journées de présence réalisées par les 13-17 ans concernaient les « troubles de l’humeur (affectifs) » et les « troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes » ; en 2024, ils concentrent 48 % de leurs journées de présence à temps complet.

» Etude mentalo
Inserm, mai 2024.
Cette étude nationale porte sur le suivi du bien-être mental des 11-24 ans et les facteurs associés.
Les résultats préliminaires montrent que :
– Plus d’un tiers des jeunes présentent des signes de détresse psychologique de type anxio-dépressif modéré à sévère (DMS)
– 45 %, des filles présentent des signes de détresse psychologique contre 27 % des garçons.
– 70% des jeunes français issus de famille en grande difficulté financière présentent une DMS, contre 30% de ceux issus de famille aisée.
– L’utilisation des écrans a une relation forte au bien-être mental des jeunes. Parmi ceux passant plus de 7 heures par jour sur un écran, 60 % ont un risque de DMS.
Cadre juridique & recommandations de bonnes pratiques
NIVEAU TERRITORIAL


» Projet territorial de santé mentale (PTSM) 2019 – 2023 Département de la Côte-d’Or
PTSM 21, septembre 2019.
Ce PTSM a été piloté par les 5 acteurs suivants : Centre hospitalier de la Chartreuse, Centre hospitalier universitaire – service de psychiatrie adulte ; UNAFAM de Côte d’Or, ACODEGE, URPS Médecins libéraux Bourgogne Franche-Comté.
Des axes de travail relatifs aux transitions entre les segments d’âges et publics spécifiques se sont notamment traduits par des fiches actions ciblant les enfants :
– Soutenir la parentalité/prévention/détection précoce
– Adolescent : Mettre en œuvre des actions de prévention dans les dispositifs de droit commun
– Adolescent : Définir des actions de coordination des situations complexes


» Rapport d’activités 2024
Projet Territorial de Santé Mentale Côte d'Or (PTSM 21), janvier 2025.
Le bilan souligne des avancées importantes, notamment dans le déploiement des Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM), l’appui aux CLS et la mise en œuvre du site « Ma Santé Mentale en Côte-d’Or ». Par ailleurs, des axes d’amélioration sont identifiés, notamment concernant la visibilité des actions menées et la coordination intersectorielle dans certains domaines spécifiques, comme la précarité ou l’inclusion sociale

» Projet territorial de santé mentale du Doubs. Diagnostic et priorisation du plan d’actions
Plateforme territoriale de santé mentale du Doubs, juin 2019.
Ce PTSM comprend notamment un plan d’une vingtaine d’actions à mettre en œuvre sur La filière enfant et adolescent. Elles articulent des aspects de coordination entre les acteurs sanitaires et du médico-social, de développement d’offres de prise en charge adaptées par exemple pour des addictions, pour les psychotraumatismes, de déploiement d’équipe mobile vers des lieux éducatif et sociaux destinées aux jeunes (IME, IMPRO, Education nationale…), de prévention. Retrouvez le détail des actions via le lien ci-dessus.
NIVEAU NATIONAL/INTERNATIONAL

» L’aide et le soin aux enfants et adolescents en pédopsychiatrie et santé mentale. Compléments au rapport 2023 « Quand les enfants vont mal comment les aider ?
Haut Conseil de la Famille, de l'enface et de l'âge (HCFEA), 14 janvier 2025.
L’augmentation de la consommation de psychotropes chez les enfants et adolescents en France jusqu’en 2023 se confirme, accompagnée de pratiques déconseillées (prescription de médicaments avant 6 ans, poly-prescriptions, durées de traitement longues), déclin des pratiques psychothérapeutiques, éducatives et sociales de première intention. Ce phénomène est à rapprocher des difficultés structurelles des secteurs d’activité de l’enfance, de la santé, de la psychiatrie infantile.
La santé mentale s’inscrit dans une approche préventive globale, en portant une attention spécifique aux enfants en situation de vulnérabilité particulière : en Outre-Mer, en situation de grande précarité, sous une mesure de protection ou en situation de handicap.

» Rapport du tour de France des Projets territoriaux de santé mentale (PTSM)
Délégation ministérielle à la Santé mentale et à la Psychiatrie (DMSMP), 2024.
Ce document présente un état des lieux des 104 PTSM déployés sur le territoire avec une analyse des avancées, des angles morts, des perspectives à déployer. La santé mentale des enfants et des adolescents est inscrite parmi les axes nécessitant une poursuite de la mobilisation, de la coordination, mais aussi des actions possiblement inspirantes à transférer dans les territoires ; comme une réponse coordonnée entre les différents acteurs autour des parcours complexes, particulièrement pour les enfants et les adolescents en situation de handicap pris en charge par l’ASE dans le Doubs.

» Youth Wiki. Santé et bien-être. Edition 2023
Commission européenne, 2023.
L’état de santé des jeunes Français de 11 à 30 ans est globalement bon mais demeure une préoccupation des pouvoirs publics notamment parce que la jeunesse constitue une période de transformations physiologiques et psychiques, d’adoption de nouveaux comportements et conduites y compris à risques. Les chiffres montrent l’écart important de la santé entre enfants issus des familles favorisées et défavorisées, ce qui invite à renforcer les politiques de prévention et à agir précocement et de manière soutenue.
Ce document inventorie les politiques publiques menées auprès des jeunes en matière de repérage, de prévention et d’actions en vue d’améliorer la santé des jeunes français.
Recherches & études
NIVEAU TERRITORIAL

» Recherche 4 – Parcours de jeunes suicidaires et suicidants : impact des actions et dispositifs de prévention du suicide dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val de Loire
Medina P, Lambert B, Morgny C, Chalmeton P, Chollet C, Leclerc C, Khati I, Laurent V. et Trottet L. (Fnors, in, Suicide : Mesurer l’impact de la crise sanitaire liée au covid-19, effets contrastés au sein de la population et mal-être chez les jeunes, ONS, 5ème rapport, septembre 2022
Cette étude menée par entretiens dans trois régions auprès de jeunes majeurs de 25 ans et moins a pointé l’importance de la reconnaissance d’un mal être pour l’associer à des mots, puis la dire à une personne susceptible de l’écouter, éventuellement de l’accompagner vers une aide ou d’en identifier une que le jeune peut sollicite à son tour. La place centrale du lien intervient tout au long des événements, de l’expression d’un mal-être à l’accompagnement et la prise en soins. A partir d’analyses de post internet, une mécanique du lien est identifiée comme un élément starter d’une relation visant une orientation et une prise en charge.

» PROfils et PArcours de santé MENtale des patients à l’aune du COvid 19. PROPAMENCO
Fnors, ORS BFC, ORS CVL, 2024.
Cette recherche vise les 18-24 et 50-64 ans. Elle analyse les profils des nouveaux patients, soignés pour maladies psychiatriques, (évolutions épidémiologiques, parcours de soins) à l’aune des différents confinements, comparés aux patients identifiés avant la crise sanitaire. Elle mesure l’impact des réorganisations des soins, lors des différents pics épidémiques et confinements, sur les composition et modalités de recours aux soins. Elle étudie les ressources, et, pour les nouveaux patients, les facteurs déclencheurs des troubles dans cette situation spécifique du Covid-19, la composition de leurs recours aux soins, y compris non remboursés, l’articulation entre acteurs et structures. Elle brosse les risques et comportements des populations soumises à un stress collectif.

» Étude sur les articulations possibles entre acteurs (soignants et non soignants) autour de la souffrance psychique des enfants et adolescents en Ardèche et Drôme
ORS Auvergne-Rhône-Alpes, juin 2025.
Cette étude vise des professionnels de terrain, en Ardèche et Drôme. Elle compte 2 volets :
– Une exploration bibliographique à partir de documents abordant la question de l’articulation entre professionnels du soin psychique et hors soins psychiques, travaillant avec des enfants, adolescents ou jeunes en souffrance psychique, en vue de repérer les grands enseignements qui émergent de ces travaux.
– Une enquête qualitative réalisée par entretiens auprès de 65 professionnels.
Les résultats identifient les freins, attentes et besoins selon les acteurs (ASE, PMI, éducation nationale), les structures (CMP, CATTP, CMPP), les places, les métiers et les cultures (parents, professionnels soignants/ non soignants).
Consultez le rapport et la synthèse de l’étude.
NIVEAU NATIONAL/INTERNATIONAL

» Près d’un enfant sur six a eu besoin de soins pour un motif psychologique entre mars 2020 et juillet 2021,
Hazo J-B. (DREES), en collaboration avec Rouquette A. (Inserm) et le groupe EpiCov, Etudes et Résultat, Drees, juin 2023.
Ce document présente les difficultés psychosociales des enfants/adolescents de 3 à 17 ans, leur recours aux soins pour motifs psychologiques, au premier semestre 2021. 10 % des garçons et 7 % des filles présentent des difficultés psychosociales. Des disparités sont observées tôt dans l’enfance, entre filles et garçons. Ces derniers ont plus de problématiques externalisées (comportement, hyperactivité, inattention), diminuant avec l’âge ; les filles présentent plus de problématiques émotionnelles (anxiété, tristesse), augmentant avec l’âge. Entre mars 2020 et l’enquête en juillet 2021, 12 % des 3-17 ans ont consulté un professionnel de santé pour un motif psychologique, proportion qui varie selon l’âge et le sexe.

» IMPROVA : Améliorer la santé mentale des adolescents en Europe et ailleurs
La Fundació Sant Joan de Déu (FSJD), 2024.
IMPROVA porte sur la santé mentale et le bien-être des adolescents via la création d’une plateforme d’intervention en matière de santé en ligne. Les adolescents, enseignants, parents, experts, décideurs politiques travaillent à l’amélioration de la santé mentale et du bien-être, la détection/prévention des problèmes de santé mentale, la déstigmatisation, les inégalités sociales liées à la santé mentale.
Après des tests pilotes, IMPROVA sera mis en œuvre par le biais d’un essai randomisé en gradins (SWTD) dans des établissements d’enseignement secondaire sélectionnés au hasard dans quatre pays (France, Allemagne, Roumanie, Espagne), incluant 12 800 adolescents. L’efficacité, les rapports coût-efficacité et coût-bénéfice seront calculés.

» Perception de la santé mentale des enfants entre 5 et 10 ans par les parents et les enseignants. Apports des cohortes ELFE et Epipage-2
Arneton M, Marchand L, Siméon T. Inserm, 2025.
Via le questionnaire sur les forces et difficultés (SDQ) pour dépister des problèmes émotionnels/comportementaux des enfants et adolescents de 2 à 17 ans, les auteurs examinent les résultats selon les répondants ; parents ou enseignants.
– La perception des parents et enseignants est congruente pour des enfants ordinaires de milieu favorisé. Et elle varie selon leur genre.
– Pour un enfant perçu comme présentant un besoin éducatif particulier, la perception de sa santé mentale est moins congruente entre parents et enseignant. Et elle varie selon son genre.
– Les perceptions des parents et enseignants sont dissemblables quand les enfants sont en situation de handicap et d’un milieu socio-économique défavorisé. Les filles jusqu’à 10 ans semblent plus protégées.

» Suicide : mal-être croissant des jeunes femmes et fin de vie - Penser les conduites suicidaires aux prismes de l'âge et du genre
6ème rapport de l'Observatoire national du suicide (ONS), février 2025.
Après plusieurs décennies de baisse, le taux de suicide semble avoir atteint un plancher à la fin des années 2010. Les hommes âgés restent la catégorie la plus exposée et les jeunes femmes restent la plus faible mais augmentent de 40 % entre 2020 et 2022. En 2023, les filles de 10 à 14 ans ont été hospitalisées huit fois plus que les garçons de la même tranche d’âge. Les écarts sont aussi très importants entre les jeunes femmes et les jeunes hommes : quatre fois plus de jeunes femmes parmi les 15 à 19 ans et deux fois plus chez les 20 à 24 ans.
Actions/outils
NIVEAU TERRITORIAL


» Comment maintenir une bonne santé mentale chez l’enfant
Pass santé jeunes Bourgogne-Franche-Comté
L’enfant a besoin d’équilibre, repères, sécurité affective, stabilité. La santé mentale est un volet important de sa croissance, au même titre que son développement moteur ou cognitif. C’est une notion complexe liée à la psychologie infantile et à son développement affectif. Le terrain héréditaire, l’environnement dans lequel il grandit, l’éducation parentale et les évènements pouvant intervenir au cours au cours de l’enfance peuvent avoir une influence. Comment avoir une bonne santé mentale ? Qu’est-ce que le bien-être ? Comment chasser les angoisses et le stress ressentis en lui ? Comment déceler d’éventuels troubles dès le plus jeune âge ? Vous trouverez les réponses via ce lien avec l’appui de revues scientifiques.


» Le jardin des émotions
Mutualité Française Bourgogne-Franche-Comté.
La Mutualité Française Bourgogne-Franche-Comté développe une culture de la santé mentale à travers des ateliers de prévention. « Le Jardin des émotions » est destiné aux 3-6 ans, et adultes qui les entourent : parents, professionnels de la petite enfance, éducateurs… Cet atelier vise à les aider à reconnaître et à exprimer leurs émotions pour mieux interagir avec les autres, et ainsi renforcer leurs compétences psychosociales (CPS). L’action compte : une journée de sensibilisation pour les professionnels, des séances de sensibilisation pour les parents et également six séances animées conjointement par les professionnels de la structure et la Mutualité Française auprès des enfants.


» Guide pratique santé mentale, Conçu et à destination des : Professionnels, Bénévoles, Élus du Grand Chalon
Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) Grand Chalon, 2018.
Le parcours de vie des personnes souffrant de troubles psychiques ou d’un handicap psychique exige des prises en charge complexes, souvent à long terme. Il implique la coordination de multiples intervenants des domaines sanitaire, social, médico-social. L’information et la connaissance de ces acteurs sur un territoire comme le Grand Chalon est une condition nécessaire au développement d’un partenariat local. Ce guide pratique constitue un outil d’information particulièrement utile pour faciliter le travail en commun et contribuer à apporter les réponses adaptées aux besoins de ces usagers qui nécessitent un accompagnement et une attention toute particulière.

» Webinaire "La santé mentale pendant l'adolescence"
Espace de Réflexion Ethique Bourgogne-Franche-Comté, série santé mentale, juillet 2025.
L’Espace de Réflexion Ethique Bourgogne – Franche-Comté a proposé le 10 juillet 2025 un webinaire abordant la santé mentale pendant l’adolescence. Les questions de repérage, accompagnement et médicalisation de la souffrance psychique chez les adolescents soulèvent de nombreux enjeux éthiques : Jusqu’où diagnostiquer ? À partir de quand intervenir ? Et avec qui ?
Les professionnels et institutions sont confrontés à une tension éthique majeure : comment gérer l’équilibre entre, d’une part, la quête de liberté, d’indépendance et d’identité propre aux adolescents, et d’autre part, la nécessité d’accompagner, d’écouter et de protéger les jeunes de comportements ou d pratiques qui pourraient compromettre leur avenir psychique et social ?


» Jeu mobile « Care Island »
CHS La Chartreuse.
Ce jeu mobile innovant, destiné aux 14-18 ans, est le fruit d’une co-construction entre les équipes de soins des unités Adolits et Adosoins du CH La Chartreuse.
L’univers du jeu, imaginé et choisi par les adolescents eux-mêmes, prend la forme d’un archipel imaginaire composé d’îles touchées par un changement climatique accéléré. Le joueur, guidé par un suricate bienveillant, rencontre les gardiens des îles. Chaque île incarne l’un des six piliers de la santé mentale. Au fil de l’exploration, le joueur acquiert des compétences psychologiques spécifiques, transmises par les gardiens lors de leurs rencontres. À travers des actions concrètes il contribue à inverser les effets de la pollution et du dérèglement climatique sur l’archipel.
NIVEAU NATIONAL/INTERNATIONAL

» Série de podcasts « Tes mots, nos maux »
Unicef, avril 2023.
L’UNICEF propose deux podcasts pour mieux comprendre les troubles de santé mentale chez les adolescents et les enfants. Dans le premier épisode réalisé avec le rappeur, chanteur français Soprano, les jeunes de l’UNICEF s’attardent sur la difficulté de développer sa confiance en soi. En effet, à l’ère des réseaux sociaux, les jeunes adolescents ont souvent tendance à se comparer ou à nourrir une envie de ressembler aux autres.
Dans le deuxième épisode de la série, c’est Paola Locatelli, créatrice de contenus, mannequin et actrice, qui prend la parole auprès des jeunes de l’UNICEF pour évoquer la gestion des émotions.

» Santé mentale et enfance
Psycom, mars 2025.
Cette brochure se concentre sur la santé mentale des enfants de 6 à 12 ans. Elle fournit des repères sur la santé mentale des enfants, les symptômes qui peuvent alerter sur sa dégradation, identifie des professionnels, acteurs, structures possiblement aidantes, des contacts utiles et références en vue d’approfondir certaines thématiques.

» Cartographier le malaise : santé mentale et inégalités chez les jeunes
Tellier-Poulain M, Eyriey H. Podcast de l’institut Terram, novembre 2025.
Nombre de jeunes se déclarent stressés, isolés, anxieux, parfois en perte de sens ou d’élan. Pression scolaire/universitaire, précarités matérielles, incertitude face à l’avenir, crises successives, injonctions sociales et numériques…finissent par peser lourd. Ce malaise ni uniforme, ni homogène varie selon les territoires, l’environnement familial, les ressources locales, l’accès aux soins ou encore les réseaux d’entraide. Pourquoi certains sont-ils plus vulnérables que d’autres ? Quel rôle jouent les inégalités géographiques, sociales ou numériques ? Comment agir sur les symptômes et les causes profondes ? Parler de santé mentale c’est aussi parler de liens, de solidarité et de perspectives. C’est finalement redonner aux jeunes la possibilité de se projeter, de respirer et d’espérer.
Ressources
NIVEAU TERRITORIAL


» Info BFC jeunes
Ce site regroupe les ressources disponibles sur plusieurs thèmes qui concernent les jeunes. Il liste par exemple, les numéros verts, les structures et professionnels, dans différents lieux qui leur sont dédiés, en vue de trouver un interlocuteur écoutant, soignant, sur différentes problématiques reliées à la santé mentale et notamment les violences subies.

» Maison des Adolescents du Doubs – Résado
La Maison des adolescents est un lieu d’écoute, de conseils et d’accompagnement pour les jeunes de 12 à 21 ans, ainsi que pour leurs familles et leurs proches. Tous peuvent y trouver des réponses à leurs préoccupations qu’elles soient physiques, psychiques, relationnelles, sociales, éducatives ou juridiques. Retrouvez toutes les coordonnées des Maisons des adolescents de tous les départements de la région ainsi que les communes où elles proposent des permanences : Côte-d’Or, Doubs, Haute-Saône, Jura, Nièvre, Saône-et-Loire, Territoire de Belfort, Yonne
NIVEAU NATIONAL/INTERNATIONAL

» Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques
L’Unafam est une association qui accueille, écoute, soutient, forme, informe et accompagne les familles et l’entourage de personnes vivant avec des troubles psychiques. Elle compte plus de 14 000 adhérents. Elle concentre son action au profit de l’entourage des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères. Elle reçoit les parents d’enfants et d’adolescents ayant des troubles psychologiques, des troubles psychiques ou des troubles du comportement.

» Observatoire national du suicide (ONS)
L’ONS est une instance consultative en 2018, renouvelée en 2023. Présidé par le ministre chargé de la santé, il a pour objectif d’éclairer les acteurs par des analyses statistiques, des travaux de recherches et une veille documentaire stratégique, pour renforcer la prévention du suicide. Il publie tous les deux ans un rapport, qui présente au grand public et aux experts des dossiers thématiques et un suivi des principaux indicateurs des conduites suicidaires. Au sein des rapports des points spécifiques liés à la jeunesse sont abordés.

» Numéro national de prévention du suicide : 3114
Confidentiel et gratuit, le 3114, numéro national de prévention du suicide, permet de répondre aux besoins immédiats des personnes en recherche d’aide : écoute, évaluation, intervention, urgence, orientation ou accompagnement. Il s’adresse également aux professionnels en contact avec des personnes en détresse ou en quête d’information sur le suicide et sa prévention. Ce nouveau dispositif vise à réduire le nombre de suicides en France en offrant aux citoyens en grande souffrance une ligne téléphonique qui apporte une réponse professionnelle, 24h/24 et 7j/7, en lien avec les acteurs des territoires pour une prise en charge adaptée à chaque situation.

» fil santé jeunes
Service d’écoute et d’échange sur les préoccupations de santé des jeunes de 12 à 25 ans. Le Fil Santé Jeunes (FSJ) est un dispositif de prévention répondant à distance aux questions de santé physique, mentale et sociale que se posent les jeunes de 12 à 25 ans. Il met à disposition différents outils sur des sujets intéressants les jeunes dont ’un numéro d’appel gratuit, un forum de discussion, un chat, des initiatives auxquelles les jeunes peuvent s’associer, des ressources documentaires, des coordonnées d’acteurs ou de sites internet leur apportant des réponses plus spécifiques sur des thèmes particuliers.

» SOS amitié
S.O.S Amitié propose une écoute anonyme, gratuite et bienveillante (téléphone, chat, messagerie) 7j/7 à toute personne en détresse psychologique.

» Santé Psy Étudiant, les RDV psy gratuits
Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace
Les étudiants peuvent bénéficier de douze séances gratuites et renouvelables, avec un psychologue.
Ce programme d’accompagnement psychologique s’adresse à tous les étudiants de l’enseignement supérieur qui le souhaitent. Les étudiants déjà engagés dans un parcours de suivi psychologique peuvent également en bénéficier. Santé Psy Étudiant ne remplace pas les autres dispositifs d’aide psychologique, il s’ajoute aux dispositifs existants, comme les Bureaux d’aide psychologique universitaires (BAPU) ou les lignes d’écoute dédiées aux étudiants (Cnaé, Nightline, Apsytude, Apaso…).

