À partir des indicateurs disponibles dans la base de données SCORE-Santé, cette publication met en lumière les différences et écarts de santé et de comportements entre les hommes et les femmes.
Pendant très longtemps, la seule approche différenciée de la santé entre les femmes et les hommes se limitait à l’étude des pathologies et états de santé spécifiques aux femmes : questions obstétricales d’une part, pathologies des organes génitaux féminins d’autre part. Plus récemment, la question des inégalités de santé en lien avec le sexe puis le genre a commencé à être abordée.
En 2016, le groupe « genre et recherche en santé » du comité d’éthique de l’Inserm reprenait vingt années de recherche dans ce domaine et produisait un dossier intitulé « Genre et santé : prendre en compte les différences, pour mieux combattre les inégalités ». Il mettait en avant le fait que les femmes et les hommes « ne sont pas logés à la même enseigne » en matière de santé. Les différences biologiques, en lien avec le sexe, n’expliquent que partiellement ces différences. Les représentations liées au genre jouent un rôle important aussi bien au niveau des patients que des soignants et plus largement dans la société dans son ensemble. Ainsi, les codes sociaux sont à l’origine de différences entre les femmes et les hommes, notamment en termes d’expression des symptômes, d’accès et de recours aux soins et de modalités de prise en charge.
Cette publication illustre une approche à l’échelle des territoires. Elle montre ainsi les variations de ces différences géographiques, le plus souvent entre les départements français y compris ultramarins. Elle n’a pas pour ambition d’apporter des explications aux différences observées entre les femmes et les hommes mais elle montre que celles-ci, participant également aux inégalités territoriales de santé, doivent être prises en compte à toutes les échelles des politiques publiques.

