Le Chiffre

Données chiffrées
NIVEAU TERRITORIAL

» Enquête “Santé des lycéens” de Nouvelle-Aquitaine en 2022 : La sexualité
ORS Nouvelle Aquitaine, décembre 2024.
Cette enquête réalisée en 2022 auprès de 6 000 étudiants de Nouvelle-Aquitaine révèle que l’utilisation des préservatifs n’est plus systématique pour les premiers partenaires, et que l’usage d’un moyen de contraception l’est pour environ huit étudiants sur dix. Un tiers des lycéen·nes ayant eu des rapports sexuels ont recours à la contraception d’urgence. Ces chiffres fluctuent en fonction de la filière et du contrôle parental. Les connaissances demeurent assez faibles sur les lieux et sites susceptibles d’apporter des informations sur le sujet.
NIVEAU NATIONAL/INTERNATIONAL

» Les enjeux de la désaffection pour la contraception médicale en France
Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), Santé publique France, n°12-13, mai 2026.
L’enquête Contexte des sexualités en France (2023) souligne les déterminants sociaux de la désaffection pour la contraception médicale. Aux âges jeunes, le recours à la pilule est toujours privilégié, tandis que le recours au dispositif intra utérin (DIU) concerne les femmes plus âgées. Près d’une femme sur dix a recours aux méthodes dites « naturelles » ou non médicalisées. Ces pratiques, et l’absence de contraception, sont liés à une faible activité sexuelle et à des souhaits nuancés de maternité. Elles sont aussi plus fréquentes chez les femmes nées hors de la France hexagonale. Elles varient selon le niveau de diplôme : l’absence de couverture contraceptive concerne surtout les moins diplômées, tandis que les méthodes non médicalisées sont privilégiées par les plus diplômées.

» État des lieux de la pratique de la vasectomie en France entre 2010 et 2022. À partir des données du système national des données de santé (SNDS)
Roland N, Jourdain H, Weill A, Lebâcle C, Zureik M. Rapport final EPI-PHARE, 12 février 2024.
Entre 2010 et 2025, 275 683 vasectomies ont été réalisées en France chez des hommes de 18 à 70 ans. Cette pratique, qui ne concernait que 2 150 hommes en 2010 s’est peu à peu répandue pour atteindre 32 172 hommes en 2022 (158/100 000) puis 57 666 hommes en 2025 (alors que la tendance mondiale du recours à cette pratique contraceptive est à la baisse). Après avoir diminué depuis 2010, l’âge médian au moment de l’intervention s’est stabilisé à 40 ans depuis 2021 (versus 43 ans en 2010). Il semble y avoir un moindre recours dans les populations de quartiers les plus favorisés tandis que celles de quartiers le plus défavorisés et les classes moyennes sont les plus concernées. Les disparités territoriales restent marquées : le recours est le plus élevé en Vendée, en Loire-Atlantique et dans le Maine-et-Loire en 2025. À l’inverse, les départements d’outre-mer et d’Île-de-France présentent les taux de recours les plus faibles.

» Santé reproductive
Contexte des sexualités en France, Inserm, 2023.
Cette recherche étudie la vie affective et sexuelle et les pratiques de prévention des personnes âgées de 15 à 89 ans en France. Elle montre qu’entre 2019 et 2023, l’utilisation de contraceptifs lors du premier rapport sexuel a diminué pour atteindre 87,2 % chez les femmes et 92,3 % chez les hommes qui ont commencé à avoir des rapports sexuels. Des tendances similaires sont observées pour l’usage du préservatif lors du premier rapport sexuel. Il atteint aujourd’hui 75,2 % chez les femmes et 84,5 % chez les hommes. Le recul de l’âge médian au premier rapport sexuel, observé dans les années les plus récentes, ne coïncide donc pas avec une plus grande protection des premiers rapports sexuels. La baisse récente de la prévention au premier rapport, qui pourrait contribuer à l’augmentation des taux d’IST, signalée depuis le début des années 2000, interroge les politiques de prévention actuelles.

» Évolution des pratiques de contraception définitive en France sur dix années de 2012 à 2021
Jones C. Thèse de Gynécologie médicale, Université Nantes, 15 septembre 2023.
Cette thèse décrit l’évolution des pratiques de contraception définitive (CD) en France entre 2012 et 2021. Elle montre que les actes de contraception définitives féminines sont en baisse depuis 10 ans, contrairement à ceux concernant la contraception masculine. Depuis 2012, l’âge moyen de l’accès à la CD diminue : en 2012 il était de 40,6 ans pour les ligatures des trompes (LT) chez les femmes et de 44,5 ans pour les vasectomies (VS) chez les hommes, alors qu’en 2021 il est de 38,4 ans pour les femmes et de 40,8 ans pour les hommes. La proportion de femmes de moins de 35 ans ayant accès à la LT passe de 7,8 % en 2013 à 19,6 % en 2021. Cette augmentation s’observe également chez les hommes pour la VS avec 6,5 % des actes effectués avant 35 ans en 2012, contre 14,1% en 2021. L’analyse montre qu’il existe une proportion plus importante d’actes de CD réalisée dans les établissements privés (63,7 %) que dans le public (29,6 %), où elle est cependant plus importante également que dans les CHU (6,7 %).

» « En êtes-vous bien sûre ? » Difficultés d’accès à la contraception définitive en France
Sabbah F, Bonanni N. Revue itinérante d’enquête et de critique sociale, Vol 10, mars 2021.
Chaque année, en France, 40 000 femmes obtiennent une contraception définitive (CD), contre seulement 2 000 hommes. En 2001, le cadre législatif encadrant la CD est posé, l’ouvrant à toute personne majeure, sans condition médicale, de nombre d’enfants ou d’accord du conjoint. Le parcours demeure compliqué. 7 % des gynécologues français connaissent mal la loi et pensent qu’une contre-indication thérapeutique à la grossesse est nécessaire. 7 % d’entre eux se déclarent contre le principe même de la stérilisation. Parmi ceux qui la pratiquent, un bon nombre (43 %) se garde le droit de refuser sur critères d’âge et de nombre d’enfants, tandis que d’autres demandent la signature du conjoint pour l’intervention, n’imaginant pas qu’on puisse vouloir une stérilisation sans être dans une relation stable.

» Planification familiale, méthodes de contraception dans le monde
OMS, 3 juillet 2025.
L’accès aux méthodes de contraception reste actuellement impossible pour 164 millions de femmes dans le monde. Ces inégalités tiennent notamment à la disponibilité limitée de certaines méthodes, en particulier dans les zones rurales ou à faibles ressources, ainsi qu’à des obstacles liés à l’âge, aux revenus ou à la situation matrimoniale. La crainte des effets secondaires, la mésinformation et la désapprobation sociale ou religieuse peuvent décourager le recours à la planification familiale. Parfois, les prestataires des services de santé déconseillent certaines méthodes en raison de leurs préjugés. Les inégalités entre les sexes demeurent : de nombreuses femmes sont obligées d’obtenir le consentement de leur partenaire ou craignent d’être stigmatisées.
Cadre juridique & recommandations de bonnes pratiques
NIVEAU TERRITORIAL


» Schéma régional de santé – Livret 1 : prévention et promotion de la santé
Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté (ARS BFC), octobre 2023.
Le schéma régional de santé 2018-2028 propose plusieurs axes d’actions pour renforcer la prévention en santé sexuelle. Parmi celles-ci, il est souligné que le développement des compétences psycho-sociales participe au pouvoir d’agir et l’autodétermination en matière d’accès à la contraception. Le renforcement des démarches de prévention et d’éducation à la santé sexuelle à destination des jeunes est nécessaire.
NIVEAU NATIONAL

» Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030
Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, 7 septembre 2026.
Cette nouvelle feuille de route présente 22 actions pour renforcer la prévention et l’accès aux droits et aux soins en matière de santé sexuelle. Elle s’inscrit dans la continuité des avancées obtenues depuis 2017 avec le déploiement du premier programme national d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), le renforcement de l’accès à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) et la généralisation de la consultation longue en santé sexuelle prise en charge à 100 %, sans avance de frais, pour les jeunes de moins de 26 ans. Garantir l’accès effectif à la contraception et à l’IVG est l’une des priorités fixées, dans une logique de simplification des parcours et d’égalité d’accès sur l’ensemble du territoire.

» La contraception dite « masculine », guide d’accompagnement à destination des médecins
Collège de la médecine générale, février 2025.
Ce guide entend améliorer l’information sur les méthodes de contraception dites masculines, encore peu connues en population générale et par les professionnels de santé. Celles-ci répondent au besoin de répartir la charge mentale liée à la contraception qui incombe encore essentiellement aux femmes actuellement. Plusieurs modalités existent : les méthodes dites mécaniques (préservatifs, contraception thermique), mais aussi d’autres méthodes, hormonales et définitives, toutes détaillées en discutant leur efficacité, leur acceptabilité, les éventuels effets indésirables et leurs modalités de prescription.

» Stérilisation à visée contraceptive
Livret d’information de la Haute Autorité de la Santé (HAS), Ministère du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, février 2025.
Ce livret rassemble des informations sur les différentes méthodes de stérilisation à visée contraceptive pour les hommes (vasectomie) et les femmes (ligature des trompes, électrocoagulation, pose d’anneaux et de clips). Il rappelle les conditions et les démarches nécessaires pour accéder à ces méthodes.

» Contraceptifs. Code de la santé publique
Legifrance, Article L5134-1, Modifié par LOI n°2023-1250 du 26 décembre 2023 - art. 39.
Cet article pose le droit des personnes à être informées sur toutes les méthodes de contraception pour un choix libre et éclairé. Les mineur.e.s n’ont pas besoin de l’accord parental pour la prescription, la délivrance et l’administration de contraceptifs, et tous les actes médicaux afférents sont protégés par le secret si nécessaire. Médecins et sage-femmes sont en capacité de prescrire et de mettre en place toute contraception. Les infirmiers de certaines structures peuvent délivrer le traitement d’urgence. Lorsqu’ils sont dispensés en officine, le remboursement ou la prise en charge par les organismes de sécurité sociale des médicaments ayant pour but la contraception d’urgence ne sont pas subordonnés à leur prescription. Idem pour les préservatifs pour les assurés de moins de 26 ans.

» Décret n°2023-81 du 6 février 2023 relatif à la participation des assurés aux frais liés à la contraception d’urgence et aux transports sanitaires
Légifrance, Journal Officiel de la République Française (JORF), n°34 du 9 février 2023.
L’accès à la santé sexuelle évolue en France. En 2023, la contraception d’urgence hormonale est devenue gratuite pour toutes les femmes, sans condition d’âge et sans ordonnance en pharmacie. Aussi, les jeunes de moins de 26 ans (hommes et femmes) peuvent obtenir gratuitement certaines marques de préservatifs directement en pharmacie, sans prescription.

» Loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la sécurité sociale pour 2022
Légifrance, Journal Officiel de la République Française (JORF), n°49 du 27 février 2022.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022 a étendu la gratuité totale de la contraception à toutes les femmes de moins de 26 ans. Cette disposition vise à éviter le renoncement à la contraception pour motifs financiers. L’Assurance Maladie prend intégralement en charge tous les contraceptifs sur prescription mais aussi, une fois par an, les consultations auprès d’un professionnel de santé habilité à la prescription de contraceptifs. Les actes médicaux liés (pose, changement ou retrait du contraceptif) ainsi que les examens biologiques (bilans sanguins associés pour le cholestérol ou la glycémie sont également pris en charge, une fois par an.

» Contraception chez la femme adulte et l’adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG)
Haute autorité de santé (HAS), recommandation de bonnes pratiques, juillet 2019.
Le choix de la méthode contraceptive doit être réévalué à chaque renouvellement de prescription. Celui-ci doit prendre en compte outre les souhaits des femmes, l’évolution de leur situation personnelle, la baisse progressive de la fertilité, l’augmentation des facteurs de risque vasculaire et les éventuelles contre-indications. Le texte rappelle aux professionnels les particularités de la prescription et du conseil chez l’adolescente (confidentialité, gratuité). L’importance de la clarté des informations à délivrer sur le fonctionnement des contraceptions, leurs niveaux d’efficacités, effets secondaires possibles, alternatives et sites ressources font partie des points essentiels du document.

» Contraception d’urgence
Haute autorité de santé (HAS), recommandation de bonnes pratiques, juillet 2019.
La contraception d’urgence désigne les méthodes contraceptives qu’une femme peut utiliser pour prévenir la survenue d’une grossesse non prévue après un rapport non ou mal protégé. La contraception d’urgence hormonale est une méthode de rattrapage qui ne vise pas à être utilisée de façon régulière. Ce document fait le point sur les différentes méthodes, avec leurs modes d’action, les délais d’utilisation, les principales contre-indications et précautions d’emploi.
Recherches & études
NIVEAU TERRITORIAL


» Évolution de la contraception durant la vie de la femme : étude prospective quantitative et observationnelle menée à Besançon et Belfort à propos de 117 femmes
Nikolic C. Mémoire de gynécologie et obstétrique, Université de Bourgogne-Franche-Comté, 2025.
Cette enquête par questionnaires visait à analyser les usages, motifs des choix contraceptifs et la satisfaction des femmes quant aux différentes méthodes. Si la pilule reste majoritairement utilisée, les dispositifs intra-utérins gagnent en popularité. Bien qu’utilisée principalement pour prévenir les grossesses, la pilule est aussi utilisée pour contrôler les cycles menstruels, perçus comme un fardeau dans la vie quotidienne des femmes. Les effets secondaires des méthodes hormonales ont poussé certaines à se tourner vers des alternatives non hormonales.

» Handicap mental : de la contraception à la sur-contraception
Boutault-Caradec D, Dupont É, Saint-Martin A, et Freyens A. Médecine, vol. 16, juin 2020.
Réalisée en Occitanie auprès de femmes en situation de handicap mental, cette enquête étudie les méthodes de contraception dont elles bénéficient et les informations qui leur sont transmises. Elle montre qu’un moyen de contraception leur est prescrit de manière quasi systématique, souvent présenté comme une « sécurité », sans être forcément corrélée à l’existence de relations sexuelles. L’enquête montre également qu’aucune information adaptée à leur niveau de compréhension ne leur est délivrée. Plusieurs femmes font part de leurs inquiétudes concernant l’implant, largement utilisé et perçu comme pratique et fiable pour les soignants, mais qu’elles perçoivent comme un corps étranger dans leur bras. Elles peuvent verbaliser une incompréhension par rapport à l’arrêt des règles, regretter de ne pas avoir été consultées pour le choix de la méthode contraceptive ni même sur le principe.

» Connaissances des utilisatrices de contraception orale : oublis et effets indésirables
Yigit M, Vallée J. Médecine, vol.15, juin 2019.
Cette enquête explore les connaissances des femmes qui consultent pour une prescription de contraception orale sur la conduite en cas d’oubli, et les effets indésirables possibles. La moitié des usagères mettent en place un dispositif de rappel, et en cas d’oubli inférieur à 12 heures, la conduite à tenir est assimilée. Les informations sont lacunaires en cas d’oubli supérieur à 12 heures, et pour ce qui concerne les critères d’un rapport sexuel à risque de grossesse. Si la contraception orale est majoritairement bien tolérée, pour 31 % les effets indésirables, mal connus sauf la prise de poids, ont été responsables d’arrêt ou changement. L’absence d’enfant et un niveau socioprofessionnel élevé semblent être des facteurs liés à un meilleur niveau de connaissance.
NIVEAU NATIONAL

» Après la pilule. Le choix contraceptif des jeunes femmes à l’épreuve du rejet des hormones
Thomé C. Santé Publique, vol 36, n°1, janvier-février 2024.
Cette enquête qualitative menée auprès de femmes entre 20 et 28 ans explore le rejet des hormones et son influence sur les choix de contraception. De nombreuses interviewées expriment effectivement des craintes d’effets secondaires sur elles-mêmes mais aussi parfois sur l’environnement ou la crainte de conséquences au long terme sur la stérilité. Néanmoins, cette méfiance vers les hormones n’est pas si souvent la cause de changement de contraception car une partie d’entre elles s’oriente vers d’autres méthodes hormonales (patch, DIU). La motivation vient aussi d’une lassitude face à la rigueur nécessaire à la bonne observance.


» Évaluation à mi-parcours de la stratégie nationale de santé sexuelle (SNSS) 2017-2030
Haut Conseil de la santé publique, avril 2025.
Depuis 2012-2013, en lien avec des préoccupations écologiques, le rejet des hormones, pour leurs effets indésirables entraîne une baisse d’adhésion, notamment chez les jeunes générations. L’industrie pharmaceutique a orienté les prescripteurs vers la pilule via le marketing et la formation, restreignant l’éventail des méthodes proposées. En comparaison internationale, la France se distingue par une forte centralisation autour de la pilule, influencée par les remboursements, les autorisations de mise sur le marché (AMM) et l’encadrement des prescriptions. Le coût de certains contraceptifs et leur niveau de remboursement accentuent les inégalités sociales. L’offre des méthodes alternatives est restreinte : les contraceptifs hormonaux alternatifs restent peu proposés, souvent prescrits uniquement aux femmes jugées incapables de suivre un traitement régulier, notamment celles en situation de précarité, de faible niveau d’instruction ou en situation de handicap mental.

» Contraception orale progestative et risque de méningiome intracrânien. Une étude cas-témoins à partir des données du système national des données de santé (SNDS)
Roland N, Kolla E, Baricault B, Zureik M, Weill A. Epi-phare, décembre 2024.
Les données issues du SNDS ont été analysées pour évaluer les risques du désogestrel et lévonorgestrel (contraceptions progestatives) vis-à-vis du méningiome. Après comparaison entre des femmes ayant eu un méningiome et une population témoin, un risque de méningiome est identifié pour le désogestel à partir de 5 ans d’utilisation, augmentant dans le temps et selon l’âge de la personne mais disparaît après un an d’arrêt. Ce risque reste faible (un cas de méningiome opéré sur 67 000 femmes) mais est à prendre en compte et à discuter avec les patientes.

» Contraception hormonale masculine : quelles méthodes pourraient être disponibles dans les dix prochaines années ?
Dakhli J, Vallée J, Joubert S. Médecine, vol. 18, juin 2022.
Cette revue de la littérature montre qu’au cours des dernières décennies, de nombreux essais cliniques sur la contraception hormonale masculine réversible ont été menés, principalement aux États-Unis. Ils concernent 14 molécules au total, administrées sous divers modes et avec différentes posologies, seules ou en association. Différentes méthodes susceptibles d’être disponibles dans les prochaines années sont décrites en pointant leur efficacité, leur tolérance et leur acceptabilité. Les effets indésirables sont similaires aux contraceptions hormonales féminines, mais souvent moins graves. L’acceptabilité semble fluctuante en fonction du format de prise (gel, injection, pilule). Beaucoup d’incertitudes demeurent car ces données sont de faible puissance, testées sans standardisation et non en vie courante.

» La contraception dite masculine : un enjeu féministe - Dépossession ou réappropriation ?
Serna É. Revue du Crieur, n°20, 2022.
En l’état de la loi, l’amélioration de l’accès à la vasectomie et aux méthodes de contraception masculine temporaire nécessite davantage de formation des professions médicales. L’information sur l’ensemble des méthodes repose encore avant tout sur un milieu associatif. Face à la nouvelle attractivité de la contraception dite masculine, le discours militant dénonce la survalorisation d’une « nouvelle masculinité » et cherche à articuler le sujet à d’autres luttes féministes, afin de le penser en lien avec l’assignation des femmes aux tâches reproductives et avec l’ensemble des questions économiques et sociales qui demeurent les principaux freins à leur émancipation.
Actions/outils
NIVEAU TERRITORIAL


» Tout Sexplore, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle
Promotion santé BFC, ARS BFC, mars 2025.
De nombreuses structures et professions ont coconstruit un guide destiné à un public allant de 6 à 18 ans. L’objectif est d’amener de façon progressive une éducation à la santé sexuelle. La santé reproductive est dans ce guide un des concepts clé dans ses sujets abordés, adaptées à la population, au terrain et aux besoins locaux, avec des bases de données scientifiques solides. L’éducation à la santé sexuelle est proposée par ateliers et éducation aux compétences psycho-sociales.


» Interventions sur l’éducation à la sexualité pendant la scolarité
L’amarre, association de médiation, d’accompagnement à la rencontre, de ressources et d’écoute à Charolles
Il s’agit d’une association comportant des professionnels formés à l’éducation à la vie affective et sexuelle, ainsi qu’aux techniques d’encadrement de groupe de parole. Parmi leurs objectifs, une place au dialogue, débats et d’ouverture à la réflexion, ou expression est proposée aux étudiants sur ces sujets. La contraception est un thème qui peut être abordé et orienté par les besoins exprimés ou observés.
NIVEAU NATIONAL

» Comment bien choisir sa contraception ?
Ameli, janvier 2026.
L’assurance maladie offre de nombreuses informations. Après des rubriques autour du fonctionnement du cycle menstruel, des différentes méthodes de contraception, le parcours et les différentes prises en charge (y compris financières) sont expliqués sans oublier, dans les grandes lignes, les autres axes de la santé sexuelle. De nombreux liens sont proposés concernant les termes utilisés, des accès à des explications pédagogiques (BD) ainsi que des sites internet de structures ou associations intervenant sur le sujet.

» PILL’OOPS – L’appli pour suivre votre prise de pilule plus facilement
Planning familial
Fort de son expérience auprès des femmes, le Planning familial a développé une appli gratuite qui permet un suivi facilité via un aperçu calendaire ou un affichage en mode « plaquette ». L’appli propose une alarme de prise quotidienne pour éviter les oublis, avec une possibilité de camouflage derrière un nom customisé, pour garantir l’intimité. Des conseils personnalisés sont proposés en cas d’oubli. Un seul objectif : renforcer l’autonomie des femmes dans leur sexualité et leur santé sexuelle.

» Contraception : la fin d’un tabou ?
Podcast, Radio France, septembre 2024.
Ce programme d’archives proposé par Mathias Le Gargasson rassemble dix podcasts, ou autant d’épisodes consacrés à l’histoire des pratiques contraceptives et aux débats autour des dispositifs techniques, des évolutions législatives ou sociétales sur la contraception.

» Affiche préservatif gratuit
Santé publique France, 2023.
Publiée en 2023 à l’occasion de la deuxième édition de la semaine de la santé sexuelle, cette affiche précise les conditions de la gratuité des préservatifs pour les moins de 26 ans. Elle comporte l’accroche : « Combien ça coûte les capotes ? »
Ressources
NIVEAU TERRITORIAL


» Pass’Santé jeunes BFC
Le Pass’Santé Jeunes en Bourgogne-Franche-Comté est une plateforme de ressources en promotion de la santé des jeunes. Il a pour objectif de rendre les jeunes acteurs de leur santé ; il donne accès à des conseils, astuces, ressources, adresses utiles pour répondre aux questions des jeunes ; il propose également des quiz et des jeux adaptés à différents âges, permettant de tester ses connaissances. Des informations sur la contraception y sont dispensées.


» Un comité de coordination régionale de la santé sexuelle (CoReSS) en Bourgogne-Franche-Comté
ARS BFC, mai 2025.
La réforme de la coordination en santé sexuelle a visé à transformer les COREVIH en CoReSS. A cette fin, leurs missions sont élargies à l’ensemble de la santé sexuelles. Les CoReSS sont recentrés sur la coordination des acteurs en santé sexuelle, en affirmant la nécessité de prendre en compte les personnes vulnérables en santé sexuelle et de lutter contre les inégalités territoriales et sociales de santé existantes. Leur objectif est d’appuyer les politiques régionales de santé sexuelle, dans une approche globale incluant prévention et prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST), des violences sexuelles, des troubles de la sexualité et l’accès à la contraception ainsi que les parcours en santé correspondants.

» Centres de planification et d'éducation familiales (santé sexuelle) de Côte-d’Or
Les centres de Planification et d’Éducation Familiales sont des lieux d’échanges et d’informations sur la vie affective et sexuelle et la contraception. Les consultations sont gratuites et le personnel est strictement tenu au secret professionnel et à la confidentialité. Les mineur·es peuvent y être reçu·es sans autorisation parentale. Des antennes sont à votre disposition au CHU de Dijon, au centre-ville de Dijon, à Chenôve, Beaune, Semur-en-Auxois.


» Les centres de santé sexuelle
Lieux privilégiés d’écoute et de parole, les centres de santé sexuelle (anciennement appelés centres de planification et d’éducation familiale ou CPEF) sont ouverts aux jeunes qui souhaitent aborder tout ce qui touche de près ou de loin aux relations amoureuses et à la sexualité. Un professionnel de santé peut être consulté gratuitement et en toute confidentialité. Ces centres sont présents sous formes d’antennes sur tous les départements de la région : Yonne, Nièvre, Saône-et-Loire, Côte-d’Or, Jura, Doubs, Territoire de Belfort, Haute-Saône.


» Intimagir, Centre de ressources avec et pour les personnes en situation de handicap
Bourgogne-Franche-Comté
Le centre ressources Intimagir est fait pour les personnes en situation de handicap, leurs aidants, proches et professionnels. Il propose une écoute, une orientation, et un catalogue d’outils pour se former. Ce site est écrit en Facile à Lire et à Comprendre, pour être accessible au plus grand nombre. Il rappelle que toute personne a le droit de préserver sa vie intime, affective et sexuelle, et de vivre des moments agréables, libres, sans discrimination ou violence et toujours consentis. La contraception est donc l’une des thématiques abordées.


» La Maison des Femmes
Les Maisons des Femmes sont des structures d’accueil pluridisciplinaires destinées aux femmes victimes de toutes formes de violences, proposant un parcours de soins global (médical, psychologique, social et parfois juridique) adapté à leurs besoins.
La Maison des Femmes est présente à Talant, où elle se trouve installée au sein de la clinique Bénigne-Joly, ainsi qu’à Besançon, implantée au sein du service de médecine légale du CHU.


» Planning Familial
Association départementale féministe et d’éducation populaire, le Planning familial agit avec les personnes, pour les accompagner dans leurs choix en matière de vie affective, relationnelle et sexuelle et bien sûr de contraception. Elle propose des permanences pour être écouté·e, anime des séances d’éducation à la sexualité, mais aussi des groupes de paroles, des formations.
La Fédération régionale du planning familial Bourgogne-Franche-Comté, lancée depuis mars 2026, regroupe les plannings familiaux de Côte-d’Or, de Saône-et-Loire et du Jura.
NIVEAU NATIONAL

» Question Sexualité
Santé publique France
Santé Publique France a créé ce site contenant des vidéos, podcasts et guides concernant toutes les formes possibles de contraception. Le site contient également une carte interactive aidant à trouver les professionnels de santé ou structures nécessaires.

» Comment je peux choisir ma contraception ? OnSexprime
Santé publique France, octobre 2024
Ce site géré par Santé Publique France vise à informer un public jeune (adolescents et jeunes adultes) sur de nombreux thèmes relatifs à la santé sexuelle. L’information est synthétique, facilement accessible, au travers notamment de témoignages, films d’animation et vidéos qui n’hésitent pas à aborder les questions sensibles que tous et toutes peuvent se poser. A propos de la contraception, les différents dispositifs (hormonaux ou non) sont présentés avec leurs avantages et inconvénients, en insistant sur l’importance de celui qui convient le mieux à ses besoins, à son ressenti selon son âge, son état de santé et son histoire de vie.

» Fil santé jeunes
Santé Publique France
Fil santé jeunes est un service national d’écoute, d’information et de prévention gratuit et anonyme destiné aux jeunes de 12 à 25 ans. Une équipe de professionnels formés à l’écoute téléphonique répond aux questions qui leur sont posées sur le numéro vert Fil Santé Jeunes (0 800 235 236). Il est également possible d’adresser des questions sur le Chat ou sur un Forum, de participer à des enquêtes sur la santé mentale ou la santé sexuelle, ou lire les résultats d’enquêtes précédentes. La contraception est l’un des thèmes abordés.

» IVG, Contraception, Sexualités
Le Planning Familial
Le Planning familial porte le Numéro Vert National et du Tchat National qui sont des plateformes anonymes et gratuites d’information, d’écoute et d’orientation de toutes les personnes ayant des questions sur l’IVG, la contraception, les sexualités. Le numéro 0800 08 11 11 est accessible du lundi au samedi de 9h à 20H.

