Evaluation

EIS PORTANT SUR LE PLUI DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES SUD COTE CHALONNAISE

  • Commanditaire : ARS Bourgogne Franche-Comté

La Communauté de Communes Sud Côte Chalonnaise (c.c.S.c.c.) a décidé de se doter d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) en 2015. Celui-ci est en cours de finalisation en 2021 Le PLUi intègre de nombreux thèmes tels que les besoins en logements, la qualité de la construction, la place de l’agriculture, la présence de la biodiversité, les déplacements quotidiens, le développement économique, les lieux de vie partagés, etc. L’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne Franche-Comté et la Communauté de Communes Sud Côte Chalonnaise ont missionné l’ORS BFC pour réaliser une évaluation d’impact sur la santé (EIS) sur ce plan. Le but de l’EIS est de questionner son impact potentiel sur la santé des habitants et de produire des recommandations à l’adresse des décideurs pour optimiser et favoriser les impacts positifs tout en réduisant les impacts négatifs attendus. Trois analyses ont été réalisées : la conformité entre le PADD et les objectifs d’un urbanisme favorable à la santé, l’adéquation entre les besoins ciblés dans le diagnostic pre PLUI et le PADD et l’adéquation entre les OAP et les objectifs du PADD. En termes de résultats, La plus-value du PLUi en matière de santé est globalement positive. Elle peut être contrastée pour les thématiques liées au développement économique (agriculture et viticulture, situation énergétique du territoire, développement économique, l’emploi et la formation) qui peut générer des effets délétères sur l’environnement.

EIS PORTANT SUR LA SCOT DE VESOUL

  • Commanditaire : ARS Bourgogne Franche-Comté

Dans le cadre de la mise en œuvre d’une EIS (évaluation d’impact santé) sur la SCOT de Vesoul, L’ORS BFC a été sollicité pour participer au comité de pilotage de sa mise en œuvre. Il s’agit de suivre le prestataire (EQUITERRE) tout au long de la réalisation de l’étude. Des recommandations ont été effectuées pour la méthodologie du travail. L’appui se poursuivra en 2017, jusqu’à la finalisation du travail.

Évaluation du projet “AngatA”

  • Commanditaire : Ireps Bourgogne Franche-Comté

L’ORS assure la coordination des 3 composantes de l’évaluation du projet AngatA, qui a été retenu dans le cadre de l’appel à projets national 2016 relatif à l’accompagnement à l’autonomie en santé des personnes confrontées à une vulnérabilité en santé. Il s’agit d’articuler l’évaluation locale du projet avec les projets de recherche associés (en particulier du Centre de Recherche Éducation et Formation (CREF) /Université Paris Ouest Nanterre) et l’évaluation nationale.

Le projet, porté par l’Ireps Bourgogne-Franche-Comté, vise à accompagner des adolescents et jeunes adultes de 11 à 21 ans vers l’autonomie et la prise de décision sur les problématiques de santé liées au surpoids et à l’obésité. Il a été déployé dans 5 milieux de vie accueillant une population vulnérable de jeunes, relevant soit de la protection de l’enfance, de la protection judiciaire de la jeunesse ou encore de l’insertion sociale ou dans l’emploi.

Compte-tenu du caractère expérimental du projet, l’évaluation a été inscrite comme objectif en tant que tel afin d’évaluer les processus de mise en œuvre, les freins et les leviers rencontrés et les résultats produits par le projet AngatA.

La population interrogée pour alimenter l’évaluation se décompose en 3 sous-ensembles :

  • Les enfants, adolescents et jeunes adultes bénéficiaires des interventions dans les mêmes milieux de vie.
  • Les professionnels associés au projet au sein des équipes des milieux de vie.
  • Une population intermédiaire : les intervenants impliqués dans le programme : chargées de projet de l’Ireps, chargées de mission de la Fédération des acteurs de la solidarité.

Afin de répondre aux objectifs de l’évaluation, 3 outils de recueil principaux ont été mis en place après une validation en comité technique :

  • Une grille de suivi des interventions, par milieu de vie décrivant le déroulement des séances, ainsi que les interactions avec les bénéficiaires et leur perception de l’action.
  • Des entretiens collectifs auprès des professionnels et des jeunes dans chaque milieu de vie (motivation initiale à participer, niveau de participation aux actions, point de vue sur le déroulé des actions, perception des résultats produits, pistes pour l’avenir).
  • Passation de la grille Astaire, une grille d’AnalySe de la Transférabilité et d’accompagnement à l’Adaptation des InteRventions en promotion de la santE avec les intervenants et porteurs du projet dans chaque milieu de vie. Cet outil permet d’identifier et d’analyser les paramètres pouvant influencer la mise en œuvre d’une intervention et sa transférabilité. Quatre catégories de paramètres sont questionnées : la population (caractéristiques, besoins et demandes), l’environnement (milieu de vie, organisation et implication par rapport au projet), la mise en œuvre du projet (diagnostic, participation, soutien institutionnel, types d’actions, …), et l’accompagnement au transfert.

Évaluation du projet “je, tu, il”

  • Commanditaire : CSAPA, Kairn 71

Le CSAPA Kairn 71 a mis en œuvre une action reposant sur des outils de développement des compétences psycho sociales auprès des jeunes (et leur entourage) accueillis au sein de l’institut Eugène Journet et à l’IME et l’ITEP du Château de Cruzilles. Deux objectifs sous-tendent ce projet : la conception de manuels pédagogiques autour du développement des compétences psychosociales adaptés à ce public vulnérable dans le but d’une transférabilité de ceux-ci et la constitution d’un « groupe ressource » en soutien et étayage des situations- auprès des équipes mobiles mises en place. Pour ce faire, deux axes constituent le projet : d’une part, la formation des professionnels aux méthodes et approches liées à l’Intervention Précoce, à travers le repérage et l’évaluation les troubles psychoaffectifs, souvent à l’origine des conduites addictives. D’autre part, le soutien et l’accompagnement des professionnels à la mise en œuvre des outils auprès des différents publics accueillis. L’objectif final est la coordination entre les différents acteurs pour une meilleure prise en charge des problématiques des jeunes et une orientation efficiente dans le parcours de soin. L’évaluation se propose d’interroger les modalités de mise en œuvre de l’action, tout comme ses résultats. L’évaluation des processus doit permettre d’identifier les freins/succès/obstacles/facteurs de réussite, suite à la mise en œuvre des actions dans un souci de reproductibilité et de reconductibilité du programme. Cette évaluation s’appuie sur l’outil Preffi 2.0 (faisabilité, objectifs, conception et mise en œuvre) et des critères sont définis à partir des 14 préconisations du livre blanc pour l’intervention en promotion de la santé dans les établissements médico-sociaux (participation de l’usager, temps et espaces d’échanges et de débats possibles, développement de la coopération et au travail pluridisciplinaire, …). L’évaluation des résultats vise à mesurer le degré d’atteinte des objectifs du programme.

Évaluation du réseau PaPPA : Pathologies pulmonaires professionnelles agricoles – Regards d’usagers en Franche-Comté

  • Commanditaire : Asept FC/B

Depuis 1985, un protocole de recherche/action sur le dépistage des pathologies pulmonaires professionnelles agricoles (PaPPA) et l’accompagnement médico-social des patients, est mis en place à la Mutualité sociale agricole (MSA) de Franche-Comté. Ce protocole a mené à la création du Réseau PaPPA en 2006, porté par l’Association de santé, d’éducation et de prévention sur les territoires (ASEPT)-MSA de Franche-Comté. Il est associé à la médecine préventive, coordonné avec le service de pneumologie du Centre hospitalier régional universitaire de Besançon et en lien avec des médecins libéraux, notamment des généralistes en milieu rural et des spécialistes.
Ce réseau initialement régional est devenu un réseau national de prise en charge et de recherche sur les pathologies pulmonaires en milieu agricole en 2019 : le Réseau pathologies respiratoires agricoles national (REPRAN), sous l’égide de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA). Il souhaite participer à une meilleure prise en charge des professionnels agricoles atteints de PaPPA. Ainsi, parallèlement à son extension, l’ASEPT Franche-Comté/Bourgogne, pour le compte de la MSA de Franche-Comté et la CCMSA, a souhaité qu’une évaluation de l’impact de ce réseau auprès des patients pris en charge soit conduite.
Le réseau PaPPA propose donc d’accompagner les professionnels agricoles atteints de pathologies pulmonaires professionnelles (asthme, pneumopathies d’hypersensibilité telles que “poumon de fermier”, bronchites chroniques, bronchopneumopathies toxiques…). Ces pathologies sont liées aux expositions à diverses substances et conditions de travail : poussières organiques, moisissures présentes dans la paille et les fourrages, conditions de récoltes, produits phytosanitaires, locaux professionnels confinés, distribution mécanisée, conditions géographiques telle que l’altitude etc.
Cette évaluation avait pour objectif principal d’apprécier les effets de l’intégration des patients au sein du réseau, sur la prise en charge de leur pathologie par les différents intervenants. De plus, elle visait à la transférabilité de certains résultats de l’action du réseau régional (PaPPA) vers le réseau national (REPRAN). Il s’agissait donc également d’en identifier les points forts et les pistes d’amélioration envisageables dans le but d’améliorer les procédures nationales. L’ORS BFC a ainsi mené une enquête qualitative par entretiens semi-directifs auprès de patients intégrés au réseau PaPPA et résidant en Franche-Comté.

Évaluation d’une action expérimentale DISPOSITIF ÉQUIPE MOBILE BASSE VISION Bourgogne Franche-Comté

  • Commanditaire : Association Basse vision

L’Équipe Mobile Basse Vision prend en charge des déficients visuels sur la région Bourgogne-Franche-Comté. Sa finalité est de favoriser la participation citoyenne des personnes déficientes visuelles à la vie sociale, familiale, scolaire et professionnelle en favorisant leur autonomie et leur indépendance, en respectant leur dignité. L’ORS BFC propose d’évaluer ce dispositif, en ciblant différents axes d’évaluation : résultats, processus (dont implantation) et évaluation médico-économique.
L’évaluation des processus identifie les freins et les facteurs de réussite, la cohérence, les fonctions clés conditionnant la faisabilité et l’efficacité de la solution mise en œuvre auprès des personnes concernées. L’évaluation des résultats mesure le degré d’atteinte des objectifs fixés par le programme. L’évaluation médico-économique centre son analyse sur une approche par coûts évités qui pourra permettre de valoriser les bénéfices attendus de cette action, en termes de coûts (une diminution des coûts suite à l’action), à assumer collectivement si aucune prise en charge n’était proposée.
Pour répondre à ces critères et indicateurs d’évaluation, différentes sources de données sont utilisées : documents produits au cours de l’action (dont les bases de données issues des outils des prises en charge individuelles des usagers), interrogation du comité de pilotage (entretien collectif), exploration de la littérature et exploration des bases de données des systèmes d’information nationaux (SNDS,…).