Diagnostic PRS2 : Nutrition santé

Diag PRS 2 Nutrition Santé

A la demande de l’Agence Régionale de Santé, (ARS) un diagnostic sur la Nutrition, en Bourgogne-Franche-Comté, a été réalisé en 2017, par l’ORS. Il se situe dans le cadre de la préparation du Projet Régional de Santé (PRS) 2018-2022, tel que défini par la loi de modernisation de notre système de santé (Art. 58 Loi 1 art L1434-2 CSP). Il fournit des éléments de cadrage en lien avec le parcours de santé « Nutrition Santé ».
Le diagnostic est structuré comme suit :

  • État de santé : morbidité, mortalité
  • Facteurs de risque
  • Aides, soins, prévention
  • Évaluations des deux PRS première génération

La nutrition comporte deux dimensions : l’alimentation et l’activité physique. Elle peut à la fois être un facteur de protection vis-à-vis de maladies chroniques et également un facteur de risque dans l’apparition de ces mêmes pathologies chroniques.
Des repères nutritionnels en termes d’alimentation et d’activité physique sont formulés dans les différents PNNS (Programme National Nutrition Santé). Ils recommandent une alimentation équilibrée et une activité physique régulière afin de diminuer la sédentarité.
L’activité physique adaptée (APA) permet, dans la prise en charge de maladies chroniques, d’apporter des bénéfices psychosociaux et d’agir positivement sur la gestion de la douleur, du bien-être etc. Les risques de fatigue, anxiété, dépression peuvent également être atténués grâce à la pratique d’activité physique adaptée. A noter que l’APA peut, depuis 2017, faire l’objet d’une prescription médicale par un médecin généraliste.
Dans le cas du « non respect » de ces recommandations, une alimentation déséquilibrée ainsi qu’une trop grande sédentarité, la nutrition peut devenir un facteur de risque lié à l’apparition de certaines pathologies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer, le syndrome métabolique et l’obésité, notamment.
En 2012, environ 15 % de la population se trouvait en situation d’obésité en Bourgogne-Franche-Comté. Les interventions de chirurgie bariatrique ont été multipliées par plus de 20 en France, passant de 2 800 en 1997 à 59 300 en 2016. Le taux d’hospitalisation a progressé de 0,5 à 8,9 pour 10 000 personnes.
En termes d’offre de soins, la région dispose d’une densité de 24 endocrinologues pour 100 000 habitants. Les disparités territoriales sont importantes, la Saône-et-Loire, la Nièvre et la Haute-Saône sont les départements aux plus faibles densités d’endocrinologues.
De plus, il existe 2 centres spécialisés dans la prise en charge de l’obésité, basés dans les deux CHU régionaux.

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